À propos
Rendre visibles les mains qui créent.
En escapade en Lozère cet été 2026, je me suis arrêté à une terrasse de café pour me détendre. Du coin de l’œil j’ai repéré une boutique de déco et je suis entré. Il y avait là un joli petit bol à fromage blanc, cylindrique, légèrement évasé, un modèle que je n’avais vu nulle part ailleurs. Je suis tombé sous le charme. J’en ai pris trois et je suis reparti, mon paquet sous le bras.
De retour à la maison, en les déballant, je les ai trouvés encore plus beaux, mais je ne savais plus dans quelle ville je les avais achetés, ni le nom de la créatrice. Par chance, tout au fond du sac, la céramiste avait glissé sa carte de visite.
C’est de là qu’est née l’idée de l’Artisen : un endroit pour retrouver l’artisan qu’on a aimé et qu’on a envie de revoir, ou en découvrir de nouveaux.
l’Artisen est un annuaire de créateurs et d’artisans d’art, géolocalisé etgratuit. On y cherche par métier et par commune, on tombe sur un atelier à quelques kilomètres, et on lui écrit directement. Personne au milieu.
Je commence par la Lozère. Un département à la fois, et chacun jusqu’au bout : je préfère un coin bien couvert à une carte de France à moitié vide. Les créateurs sont contactés un par un, et une fiche n’apparaît ici qu’avec l’accord de la personne.
Derrière l’Artisen, il y a moi. Celui qui a acheté les trois bols.
Qui je suis
Je suis artisan électricien, à Bordeaux. Mon métier m’amène à entrer dans toutes sortes de lieux, chez des particuliers comme dans des boutiques ou des ateliers. Je passe mes journées à côté de ceux qui fabriquent, à les écouter raconter ce qu’ils font pendant que j’interviens ou que je les accompagne dans leurs projets.
À force, j’ai souvent vu la même chose : des gens très bons que personne ne trouve. Pas faute de talent. Faute que rien, nulle part, ne dise qu’ils sont là, à trois kilomètres. Et c’était d’ailleurs mon premier enjeu quand je me suis installé à mon compte.
Les réseaux, les connexions, c’est mon truc, et comme j’avais appris à monter des sites pour ma propre activité, l’idée de l’Artisen m’est venue comme une évidence : mettre à disposition cet outil pour ceux qui n’ont pas envie, ou tout simplement pas le temps, de s’en occuper.
Ce à quoi je tiens
- Le local d’abord. Une page par métier et par commune, pour être trouvé par les gens du coin.
- Le contact direct. On vous écrit, on vous appelle, on pousse la porte de l’atelier. Je ne me mets jamais au milieu.
- La confiance. Des fiches soignées, un badge « Artisan vérifié » adossé à l’immatriculation, et les vrais titres des métiers d’art.
- Vous gardez la main. Vous écrivez votre fiche, vous choisissez ce qui s’affiche, vous la retirez quand vous voulez.
Pourquoi un annuaire national, si on a à cœur le local
Personne ne pose son stand tout seul dans un champ. On va là où il y a trente stands, parce que trente stands font venir du monde qu’un stand seul n’aurait jamais fait venir. Le national fait venir le monde, le local fait qu’on vous trouve, vous.
Vous êtes créateur ou créatrice ? Rejoignez l’annuaire, gratuitement.
l’Artisen commence. Cette page grandira avec les ateliers qui la remplissent.